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Enflammer la nappe, une bonne technique ?
C'est l'une des trois méthodes utilisées pour éviter que le pétrole n'atteigne les côtes, ou pour en limiter les quantités. S'agissant d'un pétrole brut léger, de 50 à 75 % devraient pouvoir brûler. On peut également recourir à des produits dispersants ou tenter de récupérer le pétrole après l'avoir confiné à l'intérieur d'un barrage flottant.
Quels risques y a-t-il à l'enflammer ?
C'est une manoeuvre dangereuse pour les intervenants à proximité. Pour l'environnement également. L'opération dégage une importante fumée noire, chargée de suie. Et il reste un résidu pâteux ou solide à la surface ou qui va couler au fond de l'eau.
Que faire alors ?
Cela relève de la maîtrise des pétroliers. BP projette de placer une cloche sur la tête de puits. C'est délicat à cette profondeur. La solution à long terme, c'est de colmater en forant un puits de dérivation. Mais cela va prendre plusieurs semaines.
Quelles conséquences écologiques, si le pétrole atteint les côtes ?
Il y a d'abord, comme toujours, un effet mécanique, avec une asphyxie des animaux et des plantes. Suivi d'un d'effet toxique, avec l'introduction de molécules dangereuses dans les organismes. Si le pétrole touche la mangrove (végétation du littoral où dominent les palétuviers), on aura beaucoup de mal à le déloger. Cela risque d'être pire qu'en Bretagne.
Source : Ouest-france 30/04/10
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